lundi 18 mai 2009

En passant (v.3.0)

Parce que ça me ferait plaisir.

Parce que ce concert sonne ma réconciliation avec le chant.
Parce que c'est beau.
Parce que.



dimanche 15 mars 2009

L'essence.

Aaaatchooouum! Toute cette poussière me rassure, c'est qu'il reste quelque chose en dessous.
Pfffiioou! Presque un an...
Non, ce n'était pas sous le coup de la colère, que je suis partie, après ce dernier billet très... révolté... J'ai juste disparu, comme il peut parfois arriver de disparaître... pour mieux réapparaître.
J'ai voulu me forcer, parfois, à trouver des idées. Je me suis interrogée, souvent. Un nouveau blog? Différent?
Puis j'ai oublié, aussi bien l'adresse que le besoin.

Ce soir, en rouvrant cette page, je me félicite de ne rien avoir changé, de ne pas avoir insisté. Oui, j'ai déserté, mais le temps est passé, l'envie revenue, et le prétexte, intact.

Je ne veux même pas essayer de trouver un sens à ce que mars semble représenter dans l'histoire de ce blog. Commencé en mars 2007, délaissé en mars 2008, retrouvé en mars 2009. C'est un hasard, je me contente de le savourer, et je repars de là.

Le déclencheur? Je ne sais pas.
Tout ce que je sais, c'est que ça a été soudain, et que ça s'est passé tout à l'heure, au cinéma, pendant "Pelleas et Melisande, Le Chant des Aveugles".

Si je ne connais pas le déclencheur, je connais la raison.
J'ai vécu, toute la journée, dans cette délicieuse impression d'un retour au sources, d'un regard sur le passé, non moins tourné vers le futur. Et je crois que s'il est un élément qui a été témoin de mon attrait pour l'introspection et la nostalgie du passé, c'est bien ce blog.

Ce n'était pas le fruit du hasard, ni un enchaînement de coïncidences, pas plus qu'une série de révélations. Non. Tout n'était pas non plus lié à mon enfance, mais ces petits riens touchaient à l'enfance. Sentaient, goûtaient, sonnaient l'enfance. Illustraient l'enfance.
Ce qui n'arrive souvent que par une odeur, un son, ou un événement, s'est perpétué tout au long de la journée. Et dans tous les sens du terme.


Elle est littéralement étirée sur plusieurs mètres de long et de large, puis soudain, elle ne tient plus que dans un judas. On fait la queue derrière la porte, on veut espionner, participer à ce secret si bien gardé. Puis de nouveau de l'autre côté du mur, cet assortiment de fils interpelle, et bientôt, l'envie de saisir ces disques de plastiques, pour vérifier qu'ils sont bien là, réels, se fait irrésistible. Mais on est dans un musée, ne l'oublions pas, et comme on nous l'a souvent répété, "il ne faut pas toucher".



La représentation a commencé. Les artistes sont en place, les premières notes résonnent dans le retour. Qu'ils sont longs et compliqués, ces couloirs! Tiens, mais qu'est-ce qui se joue aujourd'hui? Mais où est cette foutue machine? Que vont-ils bien pouvoir chanter, ces petits fantômes joyeux de mon passé? Bon, tu la prends ma pièce oui? Puis soudain, tous mes sens se taisent, excepté l'ouïe. Ils chantent, et je revis tout, j'ai 14 ans à nouveau.



- Du beurre
- 6 min
- du sucre
- partager ensemble, le temps d'une bouchée, autre chose
- du chocolat
- l'envie de faire plaisir
- de la farine
- la facilité liée à la rapidité, sans pour autant mettre de côté la saveur
- des oeufs...
Etaient-ce ces mêmes ingrédients qu'elle aussi utilisait, et mariait avec amour à chacun de mes anniversaires? En tout cas, le goût, lui, n'a pas changé...



Un souvenir qui n'est pas le mien, qui n'en éveille pas. Un petit flacon, tout petit, "rose bonbon", et une Pipoune qui, entre deux notes, nous invite, mon odorat et moi, à partager avec elle son souvenir de petite fille.



Jeudi, je savais qu'ils étaient là, de temps à autre, et les appels ne manquaient pas de me le rappeler, souvent.
Aujourd'hui, je les ai entendus.
Ces costumes, ces yeux pleins d'étoiles, cette excitation visible, et à travers la porte entrouverte, ces noms au dessus des miroirs, ces carcasses de repas étalées, ce trépignement d'impatience...
J'étais debout, le temps s'est arrêté.
Cet après-midi, c'est la vue de tout ça qui m'a bouleversée.





Un peu énigmatique tout ça, je sais. Et si c'était volontaire? Je ne pouvais pas non plus revenir, et étaler ma vie, comme ça, sans un petit sas nécessaire de recontamination!
Pourtant, c'est bien un récit, celui de ce dimanche. Ce qu'il m'en reste? Des doutes. Toujours. Des envies. Aussi.
Mais surtout, cette merveilleuse et inaliénable impression que tout peut arriver et que le meilleur est devant moi. "Et pourquoi pas?"

vendredi 21 mars 2008

Bac+4-1 "Chargé des Réformes Honteuses"

(Je préfère prévenir, vous allez rencontrer un certain nombre de "Bac+" dans ce billet. Ceci est volontaire, mais attention, y'a de quoi choper un strabisme. Veuillez m'excuser pour la gène occasionnée.)

Je crois qu'en maintenant 1 an de blog, je n'ai encore jamais écrit sous le coup de la colère. Ou alors j'en souriais très vite, au point parfois d'en rire.

Ce qui est drôle en revanche, c'est qu'il y a encore quelques heures, dans le train, j'avais envie d'écrire ce billet tant attendu (bah quoi? on peut rêver non?), et c'était la panne sèche. Trop de choses à dire, impossible d'en choisir une à traiter.
Pourtant, je l'avais déjà en tête mon sujet, caché quelque part, mais bien là puisqu'il avait pris sa source dans l'après-midi.
Il a donc fallu que quelques heures passent et que je rumine, et surtout que j'en reparle, pour qu'il explose enfin ici.


Mesdames et Messieurs, et Messieurs Dames, je vous annonce que sans même lever le petit doigt, ni décrocher le téléphone, ni même consulter mes mails, j'ai rétrogradé d'un niveau d'études!
J'avais déjà vu au lycée le cas d'un élève qui non seulement redoublait, mais retournait carrément dans le niveau d'en dessous. Mais lui, on avait la politesse de le prévenir, et après tout, il n'avait pas non plus validé l'année en cours.

Alors comment ai-je pu? C'est la question que vous vous posez tous. 
Et bien tout simplement en ayant fait confiance à une école qui s'avère être de la pire espèce. (on m'avait prévenu vers la fin pourtant)

Petit historique:
Ceux qui me lisent depuis un moment savent que mon parcours scolaire et supérieur est un peu tortueux. 
Mais en juillet dernier, je suis arrivée avec fierté à obtenir, non sans quelques coups de stress et seaux de sueur, un équivalent Bac + 4. Pourquoi "équivalent Bac + 4" et non "Master 1" comme on l'appelle maintenant? Et bien non pas parce que je n'ai pas obtenu mon diplôme, puisque je l'ai même eu avec mention, mais parce que mon diplôme n'était autre qu'un "Titre certifié niveau II" soit reconnu par l'état comme de niveau Bac+3/4. 
Pour ma part, et pour mon école, ce diplôme était clairement un Bac+4 puisque l'admission s'y faisait après un Bac+3, et la rédaction d'un mémoire ainsi que la possibilité d'obtenir par la suite un Bac+5 (enfin, un Titre certifié niveau I) en 1 an confirmait sa place. Les documents reçus par mails arboraient ce fameux Bac+4, les admissions en Bac+5 dans d'autres écoles à la sortie étaient totalement naturelles.
J'avais envie de m'arrêter là pour le moment. Puisqu'il n'est pas rare de constater que Bac+4/5 vont de paire sur les offres d'emploi.

J'étais Bac+4.

Avant de quitter mon entreprise d'accueil, en septembre, j'ai recruté ma remplaçante, et sélectionné pour ça une autre étudiante qui, se trouve-t-il, s'apprêtait à préparer la même formation que moi. (même école, même diplôme, même diplôme précédent, un mini moi). Une future Bac+4 donc.

Puis les mois ont passé, j'avais depuis un moment, toujours avec fierté, inscrit ce joli "Bac+4" sur mon CV. Et j'avais eu bien raison puisqu'il m'a à ce jour déjà ouvert les portes de 2 postes dont le profil était Bac+4/5.

Les mois ont continué à défiler, et je me retrouve maintenant en poste, un qui correspond à mon niveau d'études, c'est à dire Bac+4. Je m'y sens bien, c'est le 2ème depuis la "fin" de mes études car le 1er trouvé, dont le profil était aussi Bac+4, ne me plaisait pas.

Aujourd'hui, vendredi, fin de journée, je me retrouve tout à fait par hasard, par le biais d'une recherche anodine, sur le site internet de mon ancienne école. 
Très vite, la première surprise: elle a changé de nom, un petit article au pluriel inséré, ni vu ni connu. Bon, ça passe, même si je préférais l'ancien.
Puis, en parcourant le site nouvelle génération, beaucoup plus pro au passage, je manque de perdre ma langue...
Changement de nom, OK. 
Déménagement, c'était prévu, OK
Nouvelle identité visuelle, Oh! Mon prof de Droit Européen! Oh! Cette conne de M...! OK
Je remarque même le petit bandeau animé qui scande clairement que mon diplôme est certifié. Plus qu'OK!
Mais très rapidement, et sans avoir à naviguer dans l'antre du site, un détail me fait cligner nerveusement de l'oeil: Je lis bien le titre de mon diplôme: "Chargé des RH", un peu en dessous, "niveau II" jusque là tout va bien, puis j'aperçois des petites parenthèses juste à côté renfermant 2 mots que je connais, mais pas dans ce contexte: "équivalent LICENCE". Licence... soit Bac+3... (et donc pas Bac+4 pour ceux qui ont du mal à suivre)

Je relis plusieurs fois, m'aventure dans les différentes rubriques du site histoire de me faire encore plus mal, et surtout encore plus peur. Puis, presque sous le choc, je décide de faire redescendre la pression, d'éteindre mon ordi, et de partir en WE.

C'est seulement ce soir, en arrivant chez ma Maman, et en lui expliquant ma découverte, que je me suis vraiment penché sur la question, que j'ai cherché toute faille pouvant démontrer que ce titre qu'ils estampillent LICENCE soit Bac+3, était il y a encore quelques mois un vrai Bac+4, mais je me rends vite à l'évidence, ils sont très forts! Très très forts!

Et bien oui, que voulez-vous que je dise. mon diplôme, avant d'être une "Licence/Bac+3" ou un" Master 1/Bac+4", est un "Titre Certifité niveau II", et aux dernières nouvelles, et dieu sait qu'elles sont fraiches, ce statut-là n'a pas changé. Et c'est le contenu de la formation, et donc l'école, qui défini la barrière entre Bac+3 et Bac+4. 


Alors ils ne se sont pas gêné. Et puis comme ça, c'est bien, ils sont maintenant pile poil dans la réforme LMD! Bah oui, plutôt que de se faire chier à certifier le Bac+3 (oui parce qu'il existait celui là! Je le sais, je l'ai obtenu!), on prend le Bac+4 déjà certifié, et on le fout à la place. 
On ne prend pas la peine de changer le titre du diplôme comme ça pas de soucis (sauf que "Chargé des Ressources Humaines" en Licence, laissez-moi rire un peu...J'étais même pas "Gesitonnaire du Personnel" à la sortie du Bac+3...)
Et hop, Licence certifiée, Master certifié, Doctorat......manquerait plus que ça bande d'ingrats!


Sauf qu'un recruteur qui ne connaît pas mon école, et qui cherche des infos sur mon diplôme, tombe maintenant nez à nez avec un "équivalent LICENCE" qui raisonne immédiatement "Bac+3" dans sa tête. Il n'a plus qu'à croire mon CV sur parole quand j'y inscris Bac+4. Et croyez-le ou non, le gap entre Bac+3 et 4 est beaucoup plus grand qu'entre Bac+4 et 5...
Alors voilà, je hurle, je bouillonne, malheureusement, il est tard, je suis en pleine campagne, c'est le WE, (de Pâques en plus! 3 jours! Il fallait que je découvre ça le vendredi soir avant le WE de Pâques...) mais je n'ai qu'une seule envie, décrocher mon téléphone et me passer les nerfs sur mon école.

Première chose que je fais demain, j'envoie un mail à mes anciens camarades histoire de les mettre au jus (parce qu'évidemment, on ne nous a pas prévenus...)
Puis je pousse une gueulante, voire un dégueuli à mon école.

Et enfin je fais une chose que je ne m'étais pas imaginé faire avant un moment... Je me mets en quête d'un Bac + 5 pour la rentrée 2008 (ça tombe bien, je suis en CDD jusqu'à fin août... ) ou début 2009 si c'est trop tard... 
Enfin, si on m'accepte en Master 2 avec mon Titre Certifié niveau II "équivalent Licence"...

En fait, c'est juste dégueulasse...