dimanche 13 décembre 2009

Lueur dans la pénombre

Je sors de l'ombre pour faire un petit echo à ce post.
Il semblerait que le préposé aux décorations de Noël m'ait entendue cette année, et ça fait chaud au coeur... :-)


Sinon, il fait bon ici, et c'est encore assez joli, il faudrait que je revienne de temps en temps y raconter ma vie.

lundi 18 mai 2009

En passant (v.3.0)

Parce que ça me ferait plaisir.

Parce que ce concert sonne ma réconciliation avec le chant.
Parce que c'est beau.
Parce que.



dimanche 15 mars 2009

L'essence.

Aaaatchooouum! Toute cette poussière me rassure, c'est qu'il reste quelque chose en dessous.
Pfffiioou! Presque un an...
Non, ce n'était pas sous le coup de la colère, que je suis partie, après ce dernier billet très... révolté... J'ai juste disparu, comme il peut parfois arriver de disparaître... pour mieux réapparaître.
J'ai voulu me forcer, parfois, à trouver des idées. Je me suis interrogée, souvent. Un nouveau blog? Différent?
Puis j'ai oublié, aussi bien l'adresse que le besoin.

Ce soir, en rouvrant cette page, je me félicite de ne rien avoir changé, de ne pas avoir insisté. Oui, j'ai déserté, mais le temps est passé, l'envie revenue, et le prétexte, intact.

Je ne veux même pas essayer de trouver un sens à ce que mars semble représenter dans l'histoire de ce blog. Commencé en mars 2007, délaissé en mars 2008, retrouvé en mars 2009. C'est un hasard, je me contente de le savourer, et je repars de là.

Le déclencheur? Je ne sais pas.
Tout ce que je sais, c'est que ça a été soudain, et que ça s'est passé tout à l'heure, au cinéma, pendant "Pelleas et Melisande, Le Chant des Aveugles".

Si je ne connais pas le déclencheur, je connais la raison.
J'ai vécu, toute la journée, dans cette délicieuse impression d'un retour au sources, d'un regard sur le passé, non moins tourné vers le futur. Et je crois que s'il est un élément qui a été témoin de mon attrait pour l'introspection et la nostalgie du passé, c'est bien ce blog.

Ce n'était pas le fruit du hasard, ni un enchaînement de coïncidences, pas plus qu'une série de révélations. Non. Tout n'était pas non plus lié à mon enfance, mais ces petits riens touchaient à l'enfance. Sentaient, goûtaient, sonnaient l'enfance. Illustraient l'enfance.
Ce qui n'arrive souvent que par une odeur, un son, ou un événement, s'est perpétué tout au long de la journée. Et dans tous les sens du terme.


Elle est littéralement étirée sur plusieurs mètres de long et de large, puis soudain, elle ne tient plus que dans un judas. On fait la queue derrière la porte, on veut espionner, participer à ce secret si bien gardé. Puis de nouveau de l'autre côté du mur, cet assortiment de fils interpelle, et bientôt, l'envie de saisir ces disques de plastiques, pour vérifier qu'ils sont bien là, réels, se fait irrésistible. Mais on est dans un musée, ne l'oublions pas, et comme on nous l'a souvent répété, "il ne faut pas toucher".



La représentation a commencé. Les artistes sont en place, les premières notes résonnent dans le retour. Qu'ils sont longs et compliqués, ces couloirs! Tiens, mais qu'est-ce qui se joue aujourd'hui? Mais où est cette foutue machine? Que vont-ils bien pouvoir chanter, ces petits fantômes joyeux de mon passé? Bon, tu la prends ma pièce oui? Puis soudain, tous mes sens se taisent, excepté l'ouïe. Ils chantent, et je revis tout, j'ai 14 ans à nouveau.



- Du beurre
- 6 min
- du sucre
- partager ensemble, le temps d'une bouchée, autre chose
- du chocolat
- l'envie de faire plaisir
- de la farine
- la facilité liée à la rapidité, sans pour autant mettre de côté la saveur
- des oeufs...
Etaient-ce ces mêmes ingrédients qu'elle aussi utilisait, et mariait avec amour à chacun de mes anniversaires? En tout cas, le goût, lui, n'a pas changé...



Un souvenir qui n'est pas le mien, qui n'en éveille pas. Un petit flacon, tout petit, "rose bonbon", et une Pipoune qui, entre deux notes, nous invite, mon odorat et moi, à partager avec elle son souvenir de petite fille.



Jeudi, je savais qu'ils étaient là, de temps à autre, et les appels ne manquaient pas de me le rappeler, souvent.
Aujourd'hui, je les ai entendus.
Ces costumes, ces yeux pleins d'étoiles, cette excitation visible, et à travers la porte entrouverte, ces noms au dessus des miroirs, ces carcasses de repas étalées, ce trépignement d'impatience...
J'étais debout, le temps s'est arrêté.
Cet après-midi, c'est la vue de tout ça qui m'a bouleversée.





Un peu énigmatique tout ça, je sais. Et si c'était volontaire? Je ne pouvais pas non plus revenir, et étaler ma vie, comme ça, sans un petit sas nécessaire de recontamination!
Pourtant, c'est bien un récit, celui de ce dimanche. Ce qu'il m'en reste? Des doutes. Toujours. Des envies. Aussi.
Mais surtout, cette merveilleuse et inaliénable impression que tout peut arriver et que le meilleur est devant moi. "Et pourquoi pas?"